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1)

 

Homme de lumière, « Nelson Mandela », quelles  lettres... quels mots... quelles phrases... comment « nommer » sans figer,  honorer... sans  réduire, exprimer... sans limiter, cette

« immensité et infinitude d'un être » et le confiner à notre perception. Alors... empreinte d'une humilité profonde... je nourrirai chaque présent du mouvement de vous « Nelson Mandela » suscité en mon être ! Fouler votre cellule... m'y accroupir pendant plus d'une heure... tenter d'effleurer tant et tant de jaillissement de lumière de vous... pendant ces 27 années. Ma tête au sol de votre cellule... un privilège bouleversant que je vécu en 2012.

 

Johanne Michaud

 

2)

 

Madiba... porté en terre tu es ! Ton (pas)sage en ces temps et lieux, suscita admiration... et une multitude de re-connaissances mondiales! Tes mots... tes phrases... ton exemple... tous furent cités et admirés, comme on apprécie et reconnaît « le grand... le lumineux »! Ta mort, donne

« VIE », te voilà aujourd'hui dans ta plus grande réalisation... jusqu'à lors, le monde te

« regardait... », aujourd'hui ils se « REGARDENT » empreint de ce « grand et lumineux », donnant « vie » à te suivre... te promettre de poursuivre!

 

Johanne Michaud

 

 

3)

 

Dernièrement, j'étais en voiture sur le point d'entrer sur l'autoroute. Et là... juste là... il y avait une dame sur l'accotement, avec plusieurs sacs qui semblaient lourds... et cette lourdeur semblait faire partie de tout son être, c'était une de ses journées... très froide... que nous avons eu .


Elle faisait du pouce. Je m'arrêtai et lui demandai vers où se dirigeait-elle...

« Vers St-Apollinaire ». SUPER!  je peux vous traverser sur l'autre rive... où est-ce que je pourrais vous déposer?


« Je vais vous le montrer ». 
 
Elle ouvrit la porte arrière et déposa tous ses sacs sur la banquette... de mon « âme » 

(ma voiture est une « Soul »). 


Elle me regarda plusieurs fois du coin de l'œil lors du trajet. Nous échangeâmes sur le froid. Comme elle avait les mains nues, je lui demandai si elle avait des gants. Elle s'empressa de me répondre « oui... je suis très bien habillé...», puis elle se reprit en disant « je ne veux pas dire... bien dans le sens bien... mais chaud » tout en posant le regard sur moi!
Elle me dit qu'elle avait de la famille là ( St-Apollinaire ). Elle était là près de moi... tout près... et pourtant si loin ! 
Puis, elle me demanda de la laisser au Normandin... au stop truck. 
« Je vais me reposer un peu ».
 
« Est-ce que vous auriez un peu de monnaie? » me dit-elle, quelques secondes avant que j'arrête ma voiture.
Comme je fus « joyeuse » de réaliser que oui, j'en avais, car avec la carte bancaire aujourd'hui, il est rare que j'ai de l'argent sur moi. Je lui donnai tout ce que j'avais. Elle me regarda furtivement en me remerciant... pour le trajet et... les sous.
 
Là... je lui pris la main, la regardai droit dans les yeux, et la remerciai  d'avoir été sur ma route... de m'avoir offert l'opportunité « d'attiser en moi la flamme de donner au suivant ». « Merci encore  » d'avoir été là... vous avez été le cadeau de ma journée » lui dis-je !!!
 
À ce moment, fuyant toujours un peu mon regard, elle déposa ses yeux dans les miens...
et tout à coup... j'accédai... à « elle », elle me parut SI PRÈS DE MOI... Sans mot, l'on resta ainsi quelques instants... en ces temps et lieux... « nous étions »... simplement. 


Comme si, au delà des rôles que nous jouons dans ce monde de la forme, l'on reconnut soudain... la source... d'où nous venions toutes deux


Puis, elle sortit doucement de mon « âme » avec un léger sourire, elle prit ses paquets, et là... elle me dit : « C'est drôle »... en  ricanant un peu , « y'ont l'air moins lourd que tantôt »!


Je l'observai se diriger vers la porte du restaurant, elle m'apparaissait soudain GRANDE... très grande, elle marchait d'un pas léger, se tenant la tête relevée, presque gambadant... puis... tout à coup... elle se retourna... chercha mon regard... et SOURIT !!!!
 
Johanne Michaud